Les éditions Ipanema

consulting
underground

Dominique julien

Anton Hansen est manager, et orchestre depuis
son bureau de La Défense la valse grotesque
et lucrative des conseils en tous genres.
Ce qu’il veut c’est de l’argent, le plus possible
avant 40 ans – avant de mourir – et dresser
des murailles de billets entre lui et son passé
de banlieusard sans dents.
À 35 ans, Anton Hansen s’est forgé une sérieuse réputation de
salaud... il a travaillé dur pour ça.
Mais l’ascension fulgurante a son prix et l’heure
est aux comptes, alors Hansen raconte.

Consulting underground est une fiction née
d’une rencontre entre Dominique Julien
et deux consultants qui lui ont confié leur
« amour du métier ». L’ouvrage emmène le lecteur
en immersion dans un monde professionnel
qui a réhabilité l’esclavage. Avec un sens corrosif
de la narration et un style saignant, l’auteur
raconte le parcours tragi-comique d’Anton Hansen
et dévoile un ascenseur social rempli d’abus,
de filles faciles, de coups tordus et de fric.

disponible en librairie

Le monde
du consulting
vous rend nuisible,
puis dangereux.

Les managers vivent en permanence l’alerte rouge. Et malgré
tout, il leur faut garder cet air cool des mecs persuadés
que toute la vie n’est qu’un jeu et que le boulot fait partie
de la grande farce universelle. C’est pour ça que nous avions
du plaisir à détruire ce qui nous faisait bander. Juste histoire
de se prouver qu’on pouvait le reconstruire d’un claquement
de doigt. C’est ainsi que je me suis pourri quelques contrats
exprès. En une journée, puis en une matinée, et bientôt en dix
minutes, je me refaisais. Une façon de montrer que je faisais
partie des meilleurs. À ce petit jeu de darwinisme économique,
les moins costauds jettent l’éponge au bout de deux ans.
Pour survivre, pas d’autre moyen que de s’endurcir et devenir
soi-même méchant. Le monde du consulting vous rend nuisible,
puis dangereux car on finit par prendre plaisir au mal qu’on fait.
Bref, on arrive là-dedans naïf et tendre et le capitalisme vous
tanne la peau, on s’endurcit et on devient dur avec tout le
monde, on n’y peut rien bien sûr. Ou plutôt, on se le fait croire.
C’est ainsi qu’en quelques années, j’ai laissé derrière moi un tas
d’idées, de préjugés qui me gâchaient l’existence : la culpabilité,
la conscience professionnelle, ou encore l’amour du prochain.
J’espère ne plus jamais croire à nouveau en ça.
C’est trop d’efforts pour aucun résultat.

Anton Hansen

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